FIAC : Nos coups de cœur de l'année 2017

FIAC : Nos coups de cœur de l'année 2017

19 octobre 2017

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Du 19 au 22 octobre 2017, la Foire Internationale d'Art contemporain (FIAC) accueille au Grand Palais pour sa 44ème édition une sélection de galeries d'art moderne et contemporain qui sont à compter parmi les plus importantes de la scène internationale.

Evénement incontournable de cet automne!

 

La foire confirme l’attractivité de la place de Paris sur le marché de l’art. Ce sont en effet 193 galeries d’une trentaine de pays qui sont mises à l’honneur au cœur de ce cadre exceptionnel qu’est la Nef du Grand Palais. Peintures et sculptures originales ainsi que des installations spectaculaires montrent toute l'extravagance et le talent de création d’artistes internationaux. Nouveauté de cette année, la FIAC réintroduit le design avec la participation de 5 galeries reconnues internationalement pour leur expertise dans le domaine du design du XXème et du XXIème siècle. 

 

 

 Bernard Frize

Lott, 2017, Acrylique et résine sur toile, Châssis en aluminium, 180x160cm

Bernard Frize, représenté par la Galerie Perrotin, communique par la peinture. La matière devient une émotion pure qu’il explore continuellement. Il contraint sa pratique par des règles, des directions, des intentions et les dépasse par la peinture. Sa peinture devient un travail, fait de supports, de matières, d’outils, qui figurent à la surface de ses tableaux. La peinture n’a pour objectif que de rendre compte de la préparation et de l’acte de faire de l’artiste. Tels des lacs, des nuages et cascades de couleurs, elle donne aux surfaces de Bernard Frize une poésie onirique.

 

 

Keith Haring

« Untitled », 1984, orange fluorescent et peinture acrylique sur mousseline, 60x60cm

Keith Haring, disparu en 1990, reste extrêmement populaire. Sa maitrise du dessin lui permet d’aborder de nombreux sujets politiques et sociaux. Utilisant la rue comme espace d’exposition, il n’a cessé de lutter contre le racisme, les injustices et violences sociales. A travers un dessin simple il aborde des discours d’actualité extrêmement complexes. Ce tableau présenté à la FIAC par la Skarstedt Gallery est une critique de la "religion contrôle", sujet maintes fois évoqué par l’artiste, laissant néanmoins à chacun le droit de croire en ce qu’il veut.

 

 

 Takashi Murakami

Flame of Desire – Gold, 2013-2015, Fibre de carbone, Feuille d’or, 498,4x188,6x183,1cm

Takashi Murakami propose, par l’intermédiaire de la Galerie Perrotin, une gigantesque sculpture de monstre bigarré, un crane humanoïde dans une déferlante et surenchère esthétique propre à une culture nipponne née dans les années 90. Ses sculptures hybrides, entre le bouddhisme et le manga, offrent des écarts entre des techniques asiatiques classiques, comme l’utilisation de la feuille d’or, assez récurrente dans les travaux de l’artiste, et des matériaux contemporains appartenant plutôt au monde de l'industrie. Un principe de sériel reste très présent dans l'oeuvre de l'artiste, dans une tradition purement warholienne.

 

 

   

  Camille Henrot

« untitled », 2017, Aquarelle, 198x145cm, Présenté par la Galerie König

Self Defense 1,2,3, 2017, Sculpture, 50x100x20cm, Présenté par la Galerie Kamel Mennour

Camille Henrot est une rêveuse, s’interrogeant sur des rapports d’autorité et de fiction. L’artiste livre des voyages, des interrogations sur notre existence et notre monde ; ses œuvres s’expérimentent, se vivent, se ressentent. Camille Henrot crée, avec ses productions, une nouvelle mythologie contemporaine, dans une intemporalité à l’âge de la révolution virtuelle. Ses pièces sont un composite d’un archipel en croissance constante.

 

 

   

Raqib Shaw

Moon Howlers, 2009-2013, Bronze paint, 647,7×635×495,3cm

Raqib Shaw montre des images de fantaisie, mais aussi de sexualité, de violence et de beauté. Principalement influencé par la mythologie hindoue et la Renaissance, l’artisanat Perse et les estampes d’Hokusai, l'artiste expose à la FIAC avec la Pace Gallery un cerisier renvoyant directement à cet onirisme japonais, l’arbre devenant un membre s’élevant vers le divin, que ses Hommes/créatures s’empressent de rejoindre. Raqib Shaw offre un univers fantastique à chacune de ses œuvres.

 

 

 Yan Pei-Ming

Le Déjeuner sur l’herbe – After Manet, 2017, Huile sur toile, 150x180cm

La Galerie Thaddaeus Ropac présente cette œuvre de Yan Pei-Ming, référence directe à la peinture révolutionnaire d’Edouard Manet. L’artiste utilise ce point de départ pour explorer les interprétations qui s’y rapportent, s’interrogeant sur l’appropriation et la circulation des différents archétypes dans la culture visuelle. 

 

 

Jeppe Hein

Yellow, Orange, Green and Red Mirror Balloon, 2017, Plastique renforcé en fibre de verre, Chrome, Aimants, Chaines, 40x26x26cm

Jeppe Heine, représenté par la 303 Gallery, crée des objets épurés, qui sont modifiés par la présence du spectateur. Celui-ci devient un catalyseur, actionnant et modifiant l’œuvre. L’artiste s’inscrit dans une continuité de l’art minimal, recherchant la perturbation au sein d’espaces neutres, les galeries et les musées, se prêtant à ses expériences. Pour La FIAC Jeppe Heine nous présente une utopie de couleurs, de ballons retenus, dans cet espace immaculé, pour un résultat des plus surprenant pour le spectateur.

 

 

Tomàs Saraceno

Stillness in Motion, 2017, Installation, Présenté par la Galerie Esther Schipper

Tomàs Saraceno imagine plusieurs scénarios pour le futur de l’humanité, requestionnant notre impact sur notre environnement et l’utilisation de nos ressources. L’artiste multiplie les expériences afin de catalyser de nouvelles manières d’habiter notre monde. Stillness in motion retransmet la sensation du vol, de la nage dans un océan de nuages, faisant ainsi voyager le spectateur par ses sens et le faisant se questionner sur cet air qui est paradoxalement de plus en plus pollué.

 

 

Ugo Rondinone

nude (xxxxxxxxxxxxx), 2011, 74x109x64cm

Présenté par la Galerie Sadie Coles, Ugo Rondigone nous dit de son travail : « Mes pièces d’art public sont toujours très accessibles, elles évoquent une imagerie forte, universelle et compréhensible par tout un chacun. » A la FIAC, ses nudes sont capturés dans un moment de tendresse, et deviennent une métaphore lyrique du voyage de l’artiste, de l’existentiel à l’éphémère.

 

 

Pae White

Youtopia, 2017, representé par la Galerie Neugerriemschneider

Pae White joue entre les frontières du design et de l’architecture, et nous fait voyager par ses installations dans un monde onirique fait de couleurs tournoyantes. Le spectateur est alors invité à voyager dans son imagination et à halluciner au sein de ces mobiles poétiques.

 

 

Marina Abramovic

The Kitchen VIII (From the series The Kitchen, Homage to Saint Therese), 2009, Impression Fine Art, 100x90cm. Présenté par la Galerie Krinzinger Vienna

Marina Abramovic réalise avec The Kitchen des photographies d’anciennes cuisines de couvents sous le régime franquiste. Se mettant en scène au cœur de ces espaces, hommage à sainte Thérèse d’Avila et ses récits de lévitation, le travail de Marina Abramovic se transforme en premier lieu en une œuvre autobiographique. L’artiste sort ce mois-ci ses mémoires, « Traverser mes murs » aux éditions Fayard, de quoi prolonger l’expérience et en apprendre plus sur cette artiste de talent.

 

Lee Ufan

Dialogue, 2017, Acrylique sur Toile, 162x130cm

Lee Ufan, présenté par la Galerie Kamel Mennour, appelle à la contemplation, entre un présent et un passé, qui dialogue au sein de ses formes épurées. Larges ponctuations colorées qui suscitent des sensations nombreuses et variées dont il faut prendre le temps d'extraire un ressenti et de comprendre sa composition.

 

 

Lazaro Saavedra

Carlos Marx (blanco), 2013, résine acrylique et fibre de verre, 60x40x45cm

Le jeune Cubain Lazaro Saavedra propose par l’intermédiaire de la Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, un Karl Marx écorché. En rendant des verdicts tels que sans Problématique ou Contre-révolution, la pièce de Saavedra fut une percée audacieuse dans l'art cubain et le commentaire politique.

 

 

Anish Kapoor

Split, 2017, Acier inoxydable laqué, 100x100x17cm, présenté par la Galerie Massimo MInini et la Galerie Kamel Mennour.

Les œuvres de Kapoor sont généralement simples, de formes incurvées, monochromatiques et de couleurs intenses. Le plus souvent, l'intention de l'artiste est de susciter chez le spectateur l'intérêt pour son travail sur de mystérieuses cavités sombres, étonnantes par leurs tailles et leurs beautés épurées, tactiles, et fascinantes en raison de la réflexion de leurs surfaces qui vont transposer le spectateur dans une image virtuelle, transformée, renversés. Les œuvres d’Anish Kapoor vivent par le mouvement des spectateurs.

 

 

Daniel Buren

Le Haut-Relief polychrome, travail situé, 2017, Miroirs en Aluminium, Acrylique, Adhésif, 217,5x217,5x40 cm

Daniel Buren, artiste incontournable de ces 20 dernières années, propose avec la Galerie Konrad Fischer, de porter son regard vers cet espace destructuré par ses fameuses lignes et les reflets des spectateurs. Une attention particulière amène le spectateur à se poser un instant face à ce mur à la fois tout en présence et en absence.

 

 

Gérard Garouste

Pinocchio et la partie de dés, 2017, Huile sur Toile, 160x220cm

Gérard Garouste est l’une des figures majeures de la peinture française. Présenté à la FIAC par la Galerie Templon, l’artiste est obsédé par les origines de notre culture, l’héritage des maîtres anciens et les mythes. Il recompose ses images par ses différentes préoccupations, issues d’une folie de l’esprit. Il reprend pour la FIAC la figure du Pinocchio et de l’Arlequin de la Commédia dell’Arte et mélange au cœur de ses toiles différentes références, allant de la culture populaire aux grands mythes historiques.

 

 

Liam Everett

« Untitled » ( Away from Persian Eyes ), 2017, Acrylique, Sel, Alcool sur toile de lin, 198,x144,8cm

Liam Everett, représenté par la Galerie Kamel Mennour, travaille constamment le concept de bidimensionnalité. Il réalise des tableaux abstraits, chaotiques dans une figuration d’un geste tortueux. L’artiste nous propose une figure de style, une sorte de pop expressionisme abstrait laissé « à l'action abrasive des éléments naturels (soleil, vent), du sel et de l'alcool qui perturbent la structure interne du tableau ».

 

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