Albano

Espagne
né le: 
22 mar 1988
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Parcours: 
2019 : Cours d’été d’art contemporain, Royal College of Art. Londres
2017 : Art Circle / Embassades d'art. Goriška Brda. Slovénie.
2017 : Résidence pour artistes avec Ignacio Iturria. Fondation Iturria. Miami, Etats-Unis.
2011/2012 : Bourse Collaboration, Département Dessin. Faculté des Beaux-Arts. Université Complutense de Madrid. Espagne.
2008/2010 : Bourse peinture, Taller del Prado. Madrid. Espagne.
2007/2012 : Diplômé des Beaux-Arts. Université Complutense de Madrid. Espagne.
2006 : Bourse Mario Antolín. Prix de peinture BMW. Espagne.
2005/2007 : Ecole secondaire supérieure d'art. Ecole d'art d'Ávila. Espagne.
Distinction(s): 
2016 : Prix Artemisia. Mairie de Madrid. Espagne.
2015 : Prix International “Obra Abierta”. Caja de Extremadura. Espagne.
2013 : Prix International Eugenio Hermoso. Espagne.
2012 : Prix de peinture BMW. Espagne.
2012 : Prix carrière, Prix Gredos a la Trayectoria. Guisando. Espagne.
2011 : Premier prix, Prix National de la ville de Badajoz. Espagne.
2010 : Médaille d'honneur, prix de peinture BMW. Espagne.
2009 : Premier prix, Biennale des Arts Plastiques Fondation Villalar. Cours de Castilla y León. Espagne.
2009 : Médaille d'honneur, prix de peinture BMW. Espagne.
2009 : Prix National des Arts Plastiques de Majadahonda. Espagne.
2009 : Premier prix, Concours de la ville de Béjar. Espagne.
2008 : Prix Caja Madrid, 75 Salon d'automne de Madrid. Espagne.
2008 : Prix Acquisition, 30 Salon d'automne de Plasencia. Espagne.
2008 : Premier Prix, Premio Gredos de Pintura. Espagne.
2007 : Prix Acquisition, Prix Caja Castilla la Mancha. Espagne.
2005: Premier prix, Concours Jeunes créateurs, mairie de Ávila. Espagne.
2006 : Mario Antolín Grant, Prix de peinture BMW. Espagne.
Exposition(s): 
2020 : "Pantone". Collège d'Espagne. Paris, France.
2019 : "Todo y Nada", exposition personelle. Fundacion Iturria. Montevideo. Uruguay
2019 : "Colleccio Ars Citerior - Une manera de veure", exposition collective. Fondation Vila Casas. Barcelone. Espagne.
2019 : “Todo y Nada”, exposition personnelle. Fondation Iturria. Montevideo. Uruguay.
2019 : “Voyage”, exposition personnelle. Département d’Ingénierie. Université de Cambridge. Cambridge. UK
2017. “Nadie nada borra”. Galerie Juan Risso. Madrid. Espagne.
2017 : “Over the rainbow”. Galerie Iturria. Cadaqués. Espagne.
2017 : “Los heraldos verdes”. UBS Europe SE. Madrid. Espagne.
2017 : “Claro vuelo de la Memoria”. Livre de l'artiste. Bibliothèque publique de Ávila. Espagne.
2013 : “Génesis” Atelier del Prado. Madrid, España. Espagne.
2013 : “NI SIROCO NI PAMPERO” Showroom Mansa 16. Punta del Este. Uruguay.
2011 : “Sueños Valquíricos” Galerie Alfama. Madrid. Espagne.
2011 : “Pásalo” Galerie António Prates. Lisbonne. Portugal.
2009 : “África, un sueño”. Galerie Calir. Ávila. Espagne.
2007 : “Beca Mario Antolín 2006”. Galerie Alfama. Madrid. Espagne.
Albano
nous a ouvert les portes de son atelier. Consultez la vidéo de notre visite pour en savoir plus sur sa démarche.

Toute l'actualité de l'art contemporain sur notre blog

  • Depuis plus de dix ans, l’artiste espagnol Albano développe une œuvre singulière, dont l’originalité et l’audace ont été distinguées dans son pays avant même qu’il ait achevé ses études aux Beaux-Arts. Celui qui réfute le qualificatif de peintre...

À propos: 

Albano Hernández Domínguez, dit Albano, est un artiste contemporain espagnol né en 1988. Originaire d’Ávila (Castille-et-León), Albano vit et travaille aujourd’hui à Cambridge, au Royaume-Uni. Sa peinture se caractérise par une intensité des couleurs ainsi qu’une répétition et une accumulation de motifs souvent géométriques.

Albano commence très tôt son apprentissage de la peinture aux côtés de son père. Il intègre ensuite l’école d’art d’Ávila puis, en 2007, l’université Complutense de Madrid où il obtient un Bachelor of Fine Arts (BFA). Son travail est très vite remarqué : âgé d’à peine une trentaine d’années, Albano a déjà remporté de très nombreux prix et distinctions, dont le BMW Painting Award en 2012, et réalisé plusieurs résidences d’artistes. Il compte à son actif plus d’une dizaine d’expositions personnelles en galeries ou dans des institutions culturelles de premier plan. Ses œuvres ont intégré les collections d’institutions publiques et de fondations européennes et latino-américaines.

Série Atlas : une réflexion sur l’acte même de peindre

Fasciné par l’idée de mémoire, Albano intègre fréquemment à ses tableaux des sensations, des couleurs ou des motifs puisés dans ses souvenirs. Les vastes étendues des champs castillans de son enfance se retrouvent par exemple dans l’utilisation récurrente d’un vert vif et persistant.

La recherche de l’identité dans et à travers les espaces qu’il traverse est un fil rouge dans le travail d’Albano, depuis sa toute première série, Déserts : "chaque désert que j’ai visité et que j’ai peint m’a servi d’expérience personnelle dans cette recherche de l’identité à travers les espaces." 

Dans la série Atlas, cette recherche prend une autre forme : "cette série se construit autour des résidus générés par l’acte même de peindre ou, au sens plus large, de créer une image. Chaque tableau de la série se compose ainsi d’éléments qui servent ou ont servi à la création d’autres images : résidus de peinture pris sur une palette, damiers gris empruntés aux logiciels de création graphique, tout comme ces formes semblables à des nuanciers de couleurs ou ces croix, semblables aux pointeurs des logiciels de retouche d’image... 

Cet assemblage de "résidus", qui peut être vu comme une superposition d’images, fait écho à celle qui s’opère dans nos esprits, soumis quotidiennement à un déluge d’images imprimées ou numériques.

Cette façon de peindre se transcrit dans le geste même de l’artiste qui n’utilise que rarement le pinceau pour appliquer la peinture sur la toile ou la feuille de papier. Spatules, règles, morceaux de carton… Tous ces outils participent à la composition de ses tableaux, et chacun contribue à l’enrichir, à la fois d’un point de vue formel et d’un point de vue conceptuel.

Série Pantone : une explosion chromatique

Sa dernière série, Pantone, inspirée du système de couleurs du même nom (Pantone Matching System), prolonge cette réflexion sur l’acte même de créer. "Je souhaite réhabiliter et redonner toute son importance au processus de construction d’une image. Dans notre société dominée par les images, ce qu’il reste d’humain réside dans l’acte même de peindre" dit-il.

La série Pantone est une explosion chromatique qui résiste à toute tentative de mise en ordre et de mesure. Les tableaux qui la composent puisent leur puissance visuelle dans une lutte entre opposés ; une dichotomie entre, d’une part, des éléments soigneusement composés et, d’autre part, les fulgurances d’une expression plastique exaltée. Des couleurs que l’artiste déclare avoir "vues en rêve" se confrontent à des damiers rigoureux, symboles d’une tentative de contrôle. La rigueur de la géométrie et la richesse de la créativité plastique se confrontent et dialoguent pour créer un nouveau langage.

Pour télécharger le catalogue de l'exposition Pantone au Collège d'Espagne de Paris (Février 2020), cliquez ici.

Figuration ou abstraction ?

Albano nous invite à concentrer notre regard sur la peinture elle-même, et ce qu’elle représente en soi. Le critique d’art Brane Kovič synthétise cela en écrivant : "peu importe comment elle est faite, il n’est finalement question que d’émotions, de capacité́ d’identification avec ce pouvoir intérieur de l’œuvre que les mots ne peuvent pas décrire et qui est résumé par la fameuse phrase du grand poète français Paul Valéry : On doit toujours s’excuser de parler peinture".

Composé d’éléments prélevés dans le monde réel, ou y faisant référence, les tableaux d’Albano sont pourtant dénués de tout mimétisme avec celui-ci. Il faut dès lors renoncer à enfermer son travail dans un seul registre, celui de la peinture figurative ou de la peinture abstraite. Même si, pour l’artiste : "c’est une œuvre qui est figurative. Les éléments que j’intègre à mes tableaux appartiennent à la réalité, je sais qu’ils procèdent d’une réalité vécue et donc, je ne peux pas les envisager comme des abstractions géométriques ou de quelque autre forme."

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