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Introducing Chésade

28 janvier 2014

Visite d’atelier : Chésade

Chésade entretient une véritable passion pour le bronze, cette matière primitive, qui traverse les âges, avec laquelle elle sculpte des pièces uniques, pour la plupart  inspirées par l’univers marin.

 

"Une balade à travers la nature". C’est ainsi que Chésade définit sa démarche, elle qui aime tant parcourir les espaces naturels pour enrichir sa "bibliothèque d’images et de sensations". La mer s’est peu à peu imposée comme sa source d’inspiration principale. L’artiste y voit une nouvelle frontière, au potentiel encore inexploré en sculpture. Ou comme elle le dit elle-même "un conservatoire d’exotisme pour l’imaginaire du XXIe siècle". . .  Car au-delà des couleurs, des formes et des matières qui la fascinent, il y a l’onirisme dont la mer est chargée. C’est un univers où "tout est différent, beau et violent", comme dans un rêve.

Impensable dès lors de s’enfermer dans une imitation stérile. Les sculptures de Chésade – toutes des pièces uniques – traduisent avant tout une vision poétique où la nature n’apparaît que sous forme de fragments, seuls propres à en restituer le mystère. Leurs surfaces sont à elles seules un terrain d’exploration presque inépuisable. Chésade les travaille jusqu’à ce qu’elles paraissent chargées d’une histoire qu’il appartiendrait au spectateur de déchiffrer... Comme ces fonds marins qui s’impriment de tous les objets et sédiments que la mer y dépose. Les couleurs de ses patines, qu’elle emprunte aux teintes des rochers, des nacres et des varechs, soulignent encore ce parallèle organique.

L’artiste nourrit une véritable admiration pour la matière qu’elle travaille, ce bronze dont elle apprécie le caractère brut et primitif, et qui semble porter en lui la mémoire de toutes les sculptures et objets en bronze que l’homme a façonnés. "Il faut se souvenir" dit-elle, "que le bronze est l’une des premières matières que l’homme a dominées. Et la seule matière qui peut traverser le temps aussi bien que la terre". La sculpter, c’est s’approprier son langage poétique.

C’est aussi "toucher la vie" car aucun art mieux que la sculpture ne procure un rapport si direct, une manière plus immédiate de "capter" un mouvement, un volume ou une matière. Ce rapport tactile avec l’œuvre lui semble d’ailleurs fondamental : "C’est très important de toucher une sculpture. À ce moment-là, l’œil voit davantage car la main permet de connaître tous les reliefs et d’appréhender toutes les couleurs et les matières." 

Florence Chésade - Sculpteur - Sculptor - Artistics.com from Artistics on Vimeo.

Ci-dessous, quelques photos prises lors de notre visite à l'atelier de Chésade :

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