29 septembre 2015

Tags:

Delphine Brabant

Introducing Delphine Brabant

L’œuvre de Delphine Brabant se lit comme une quête. Celle d’une vibration qui naîtrait de la confrontation de forces opposées : l’ombre et la lumière, le vide et le plein, l’équilibre et le déséquilibre… Cette recherche s’accompagne d’une volonté de toujours simplifier la ligne et de laisser s’exprimer la vérité du matériau qui confère à ses sculptures une puissante charge spirituelle.



Brèche humaine, sculpture en terre cuite (pièce unique). De la série "Êtres".


Si Delphine Brabant a choisi la sculpture, c’est par amour du matériau. Plâtre, acier, bois, béton, pierre… Elle aime se confronter aux qualités et aux limites de chacun, à leurs exigences aussi. Son travail est une recherche : pour connaître le matériau, le dompter, percer son mystère et l’amener à se déployer dans l’espace.

Son travail personnel s’est d’abord centré sur la représentation de groupes humains, dans lequel apparaît déjà une ligne de force de sa démarche : un travail autour de la verticalité (ses figures se tiennent toujours debout), puis de l’horizontalité. Cette dimension figurative s’est peu à peu atténuée, mais sans rupture : les figures humaines se sont lentement fusionnées pour ne plus former qu’une forêt d’êtres, puis un assemblage de formes élancées.

Chez Delphine Brabant, toute évolution se décrypte et se comprend au travers de ses recherches sur le matériau. Ainsi, son travail sur le plâtre la pousse à concevoir des œuvres plus grandes, plus hautes, puis à imbriquer des éléments les uns aux autres, dans un véritable élan de construction. La figuration laisse ainsi la place à la création de formes abstraites, dont la géométrie simple et rigoureuse évoque parfois l’œuvre d’un architecte.


Suspension Plâtre, sculpture en plâtre (pièce unique). De la série "Bloc".


Dans ses œuvres les plus récentes, l’artiste explore le jeu entre le plein et le vide, et crée au moyen de ce dialogue l’illusion d’une perspective. Elle associe également les matériaux, en cherchant un effet de vibration lorsque, par exemple, l’ombre du métal se porte sur le blanc du plâtre.

Vide et plein, ombre et lumière, force et la fragilité… Tout le travail de l’artiste s’articule autour de ces oppositions qui se rejoignent en une seule : l’équilibre et le déséquilibre. Ou, comme le résume l’artiste : "un équilibre dans le déséquilibre. Mes pièces sont debout, solides. Et en même temps, il y a une fragilité qui donne une sensibilité, une poésie."

C’est aussi pour laisser à cette poésie tout l’espace pour s’exprimer que Delphine Brabant s’est engagée dans la recherche de lignes simples et épurées. Et qu’elle préfère le plus souvent conserver l’aspect brut du matériau plutôt que de le dissimuler sous des patines trompeuses. Dans cette quête de vérité et de dénuement se devine la démarche profondément spirituelle qui fonde et nourrit son travail de sculpteur.




Née à Lille en 1964, Delphine Brabant vit et travaille aujourd'hui à La Garenne Colombes, près de Paris. Elève de Jean-Marc Lange à partir de 2000, elle effectue un apprentissage au modelage d’après modèle vivant qui la conduit peu à peu à développer des créations plus personnelles. Depuis 2005, son travail fait régulièrement l’objet d’expositions dans des galeries d’art, à Paris et en province.

 

 

 

Remonter