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Mattia
Bosco

Italie
né le: 
16 oct 1976
Close
Distinction(s): 
2012 - 2ème prix de la Fondazione Henraux
2007 - 1er prix, "The Rural Muse"
Exposition(s): 
EXPOSITIONS PERSONNELLES
2019 - "In Origine", Galerie Fumagalli, Milan
2019 - "Time is a Child Playing", Palazzo Borromeo, Milan
2018 - "Materia intesa", Ex Cimitero San Pietro in Vincoli, Turin
2018 - "Petra Genetrix", Galerie Lorenzo Vatalaro, Milan
2018 - "Art in Studio", Studio Danovi Associati, Milan
2017 - "Rewrites", MARS, Milan
2015 - "Like Wax for Bees", Diocesano Museum, Milan
2015 - "Violent Flowers. Phototropism Towards the Form", Atipografia, Arzignano
2013 - "Limewharf", Vyner Street, Londres
2013 - "Sculptural Coffee Cups", Triennale Design Museum, Milan
2012 - "New Sculptures", Galerie Federico Luger, Milan
2008 - "The Tree of Eternal Life", Art Box, Milan
2008 - "The Temple Belongs to Those Who Live There", Crucifixion, Museo Diocesano, Milan
2007 - "The Temple Belongs to Those Who Inhabit it", Crucifixion, S. Stefano Church, Milan
2007 - "The veins of the World", Via Dante-Largo Cairoli, Milan
2007 - "The veins of the World", Campo S. Stefano, Biennale de Venise, Venise
EXPOSITIONS COLLECTIVES
2018 - "The Useless Land", curation par Irene Sofia Comi, Castello di Lajone, Piémont
2018 - "Country Unlimited", curation par Nicoletta Rusconi, Cascina Maria, Agrate Conturbia
2017 - "Locus Amoenus", curation par Fabio Carnaghi, Museo Tornielli, Ameno
2017 - "Country Unlimited", curation par Nicoletta Rusconi, Cascina Maria, Agrate Conturbia
2017 - "Fire to Landscape", curation par Gianluca D'Inca Levis, Forte di Montericco, Pieve di Cadore
2015 - "HRM199Ltd.", Museum Tinguely, Basel
2015 - "Standing Stones" (collaboration avec Haroon Mirza), Frieze Sculpture Park, Londres
2015 - "Cure", curation par Francesca Cattoi, Camec, La Spezia
2014 - "Database 2014", curation par Federica Forti, marble Museum, Carrare
2014 - "15° Cairo Award", Permanente Museum, Milan
2014 - "The inner outside (bivouacs)", curation par Gianluca D'Inca Levis, New space of Casso, Contemporary Dolomites, Casso
2014 - "The Entrophy collapse", curation par Alberto Zanchetta, Contemporary Art Museum of Lissone, Lissone
2012 - "Free Everyone!", curation par Gianluca Ranzi, Cantieri Culturali ex Macelli, Prato
2011 - "RUN N°3", Galerie Room, Milan
2010 - "What Things Are We", curation par Alessandro Mendini, Triennale Design Museum, Milan
2009 - "Ahead of Time", 2134 NW Miami Court, Wynwood Arts District, Miami
2009 - "Sculpture in Town", Permanente Museum, Milan
2007 - "The Enchantment of Illusion", Argelati Gardens, Milan
2005 - "Art of Italian Design", curation par Alessandro Mendini, Megaron Plus Museum, Athènes
RÉSIDENCES
2019 - "Idea Salento", Gagliano del Capo
2015 - Atipografia, Arzignano
2014 - "Database", la Spezia
2010 - "The Celadon Project", Seoul
Mattia
Bosco
nous a ouvert les portes de son atelier. Consultez la vidéo de notre visite pour en savoir plus sur sa démarche.
À propos: 

Dans sa sculpture contemporaine, l’artiste italien Mattia Bosco recherche une synthèse entre l’idée et la forme. Les deux se combinent avec équilibre et complémentarité en donnant vie à de singulières sculptures en pierre abstraites.

De la philosophie à la sculpture

Mattia Bosco naît à Milan en 1976 dans une famille d’artistes. Son père est peintre et sa mère, peintre restauratrice, lui apprend entre autres la technique de la dorure à la feuille d’or. Les études classiques, notamment en philosophie, l’amènent à développer des réflexions personnelles d’ordre artistique et esthétique. A la fin de ses études, il s’installe dans un ancien studio d’artiste à Milan où il commence à travailler la céramique de manière intensive, seul matériau qu’il connaissait alors. Il raconte : « Je dirais que personne ne m’a appris à travailler la céramique, et je n’ai pas non plus appris tout seul ; c’était la matière elle-même qui m’a appris comment elle voulait être travaillée. ».

La sculpture en pierre prend toutefois bientôt la place de la céramique dans ses recherches. Alors que l’argile « accueillait » le geste de l’artiste de façon totalement perméable et passive, la pierre montrait une résistance, « répondant » à chaque coup du sculpteur en lui permettant d’instaurer un vrai dialogue formel avec la matière. C’est grâce à cette potentialité de la pierre que l’artiste comprend l’indissociabilité entre forme et matière. En regardant la pierre avec attention, il réalise qu’elle est une potentielle sculpture puisqu’elle est toujours acheminée vers une forme.

« La sculpture [en pierresuit la forme comme les plantes suivent la lumière. Les plantes captent la lumière, elles ne la créent pas : elles la reconnaissent et elles se nourrissent d’elle. Et comme les plantes n’inventent pas la lumière, le sculpteur n’invente pas la forme, il la trouve dans les choses et il continue son processus de formation. »

Les sculptures en pierre, de la carrière à la galerie

Le travail de Mattia Bosco commence dans les carrières de marbre, où il cherche parmi les éclats des extractions les pierres pour ses sculptures. Cette première étape du travail, très importante, est une vraie audition : l’artiste « écoute » les pierres et choisit celles dans lesquelles il voit une potentialité, souvent associée à une fascinante complexité de la surface. En les sélectionnant, il change alors leur destin et les sort de leur anonymat pour les faire devenir des œuvres d’art uniques. Une fois choisies, il commence le travail sculptural en coupant la base des pierres afin de modifier leur positionnement de l’horizontal au vertical. La sculpture en pierre, bien qu’abstraite, est ainsi substantiellement anthropomorphisée.

L’observation de la pierre lui permet ensuite de choisir les lignes de la surface dans lesquelles inscrire son geste avec des lames tournantes. L’intervention du sculpteur ici est simple, circonscrite et limitée, et vise à faire émerger et à purifier la forme déjà présente dans la pierre. Il explique : « L’intervention du sculpteur est une collaboration, elle seconde des disponibilités et des possibilités qui sont manifestes. […] Il n’y a pas l’homme d’un côté et le monde de l’autre, […] le rapport entre moi qui sculpte et la matière est un corps à corps entre deux parts du monde qui collaborent dans un jeu de forces. »

Afin d’accentuer encore davantage les points et les sections choisis, l’artiste y applique souvent de la feuille d’or ou d’argent, qui agissent comme catalyseurs de la présence aurifère scintillante déjà visible dans la pierre grâce au mica, un groupe de minéraux aux éclats métalliques. Pour Mattia Bosco, si la pierre est une incarnation solide du temps - une sorte de fragment singulier du monde et de son histoire - l’or s’apparente à de la lumière à l’état solide. L’artiste intègre parfois la couleur ou d’autres matériaux à ses sculptures en pierre, tels que l’acier inox par exemple. Il travaille toujours la céramique ainsi que le bois, explorant les potentialités des différents matériaux dans un rapport d’alliance entre eux.

La reconnaissance des institutions du monde de l’art contemporain

Mattia Bosco vit et travaille entre Milan et la région montagnarde du Piémont. Le sculpteur contemporain a exposé dans plusieurs institutions Italiennes et internationales de renommée, comme le Musée Tinguely à Bâle (2015), le Musée du Design de la Triennale (2010 et 2013) et le Musée Diocesano (2008 et 2015) à Milan. Ses sculptures en pierre lui ont valu plusieurs prix et résidences d’artiste et en 2015 il a été invité aux TEDx Talks de Vicenza, Italie. Il participe à la gestion de la Casa degli Artisti (la Maison des Artistes), centre de résidences, de production et de diffusion d’art contemporain à Milan depuis sa réouverture en 2020.

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