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Residence of Impermanence

D’aucuns pourraient qualifier la dernière série de Christian Houge de "portraits d’animaux en feu". Mais cette description ne suffirait pas à saisir la portée et la complexité de ce projet, pour lequel la performance accompagne la production d’un art conceptuel nourri de symbolisme, de mythologie et de spiritualité. Ce spectacle à peine imaginable d’animaux (morts et empaillés depuis longtemps) réduits en cendres ouvre le dernier chapitre de l’exploration de l’artiste, qui questionne en image la relation entre Homme et Nature. 

Développée sur une période de huit ans, la série Residence of Impermanence traite de l’insatiable soif de conquête de l’Homme sur la Nature, de son rôle dans l’extinction d’espèces (dont peut-être la sienne), et de son impossibilité à comprendre la place réelle qu’il doit prendre dans le monde. Ce faisant, elle soulève de nombreuses questions qui demeurent sans réponse mais auxquelles il est nécessaire de se confronter, peut-être aujourd’hui plus que jamais.

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